Les technolgies sans contact ne cessent de trouver de nouveaux terrains d’exploitation. De plus en plus, les chercheurs les utilisent pour suivre le parcours de particules plus ou moins volumineuses non observables par l’œil humain en temps normale. Ainsi, ce sont des puces RFID que des chercheurs du CEMAGREF (Sciences, eaux et territoires) de Grenoble ont utilisé pour suivre des graviers dans une rivière de montagne.

Les chercheurs, sous la responsabilité de Frédéric Liébault  ont étiqueté des cailloux avec des puces RFID.  Ils ont appliqué la méthode sur un torrent des Alpes de Haute-Provence et ont pu pister 88% des cailloux dont les plus éloignés ont été repérés à plus de 2 kilomètres de leur point de départ.  Certains cailloux ont été repérés jusqu’au dernier banc de cailloux précédent le confluent du torrent étudié avec le cours d’eau principal. Le suivi par RFID permet d’identifier les cailloux même enfouis à 80 centimètres de profondeur.

La technique de  suivi par RFID constitue un progrès notable. Auparavant, les cailloux étaient marqués par de la peinture, mais entre 10 et 12% des cailloux marqués étaient récupérés, les autres étant perdus, enfouis ou impossible à repérer la peinture ayant été effacée.

Pour information, le transport des matériaux et des sédiments est une des principales questions sur lesquelles travaillent les hydrologues, les spécialistes des inondations, des crues. Pour connaitre finement les transports, il faut savoir exactement  ce que deviennent les graviers charriés.