La première assemblée générale du projet de réseau thématique européen RFID In Europe aura lieu le 13 mars à Bruxelles. Un coup d’envoi d’un programme qui veut solidifier les initiatives autour de l’identification à base de radio-fréquences en fédérant ses différents acteurs.

C’est sous la présidence de la République Tchèque que sera donné le coup d’envoi du projet « RFID in Europe » le 13 mars prochain, à Bruxelles. Un nouveau projet thématique du cadre européen FP7 dont le but est de faire de l’Europe une plaque tournante des technologies de tags à radio-fréquence dans le monde.
Les experts RFID de 17 pays membres de l’UE accompagnés de 4 centres de recherches (au total 25 partenaires) doivent former ce vaste réseau thématique paneuropéen, qui doit avant tout capitaliser sur les investissements déjà réalisés dans le secteur. Comme le projet Casagras (Coordination and support action for global RFID-related activities and standardisation) qui pose la base de l’Internet des Objets  ou Grifs ( Global RFID Interoperability Forum for Standards) pour favoriser la collaboration et l’usage de standards dans la RFID. Parmi les partenaires de RFID in  Europe, on retrouve notamment l’AIDC (The European Centre of Excellence for Automatic Identification and Data Capture), l’ETSI (European Telecommunications Standards Institute), GS1, Forum RFID, l’ERCIM, l’institut Fraunhofer, FilRFID et RFIDSec.

La RFID est en effet au coeur des préoccupations de Viviane Reding, Commissaire Européenne, depuis 2006, date à laquelle elle avait ouvert une consultation publique sur le sujet avec au centre le très polémique problème de la protection des données personnelles. La RFID et l’Internet des Objets, étaient également au centre des préoccupations technologiques de la France lors de sa présidence de l’Union européenne qui s’est achevée en janvier dernier.  Bernard Benhamou, délégué aux usages de l’Internet au ministère de l’Enseignement supérieur, lors d’un bilan, avait fait part à la rédaction du MagIT que le dossier sur la protection de la vie privée dans un environnement RFID avait progressé. « On a voulu déminer et pas que ce soit perçu comme un Big Brother  », confiait-il alors. Et d’ajouter : « Plus dur est de créer un éco-système ».

« RFID in Europe » va alors dans ce dernier sens et pousse les puces radio fréquences au sein des technologies épaulées vigoureusement par l’Union européenne. « La RFID formera la base de systèmes de santé mieux adapté et plus sûrs, d’une gestion améliorée de la chaîne de production, d’un contrôle de l’environnement à moindre coût pour un avenir plus durable et plus propre. Nous avons besoin d’une approche européenne pro-active pour tirer profit des avantages de la RFID tout en garantissant aux citoyens, aux consommateurs et aux entreprises, la transparence, le choix et le contrôle », illustre Viviane Reding dans un communiqué.

Parmi les missions prévues, il est prévu que le programme fournisse une plateforme fédératrice d’ acteurs européens du secteur du RFID. Il s’agit aussi de prépare le terrain pour le développement du marché en Europe en définissant une feuille de route et en s’attaquant aux douloureux problèmes des freins à l’ adoption et au déploiementdes RFID. Pour cela, le programme prévoit d’impliquer un maximum de responsables, d’organisations et d’autorités compétentes dans chacun des Etats membres. Enfin, RFID in Europe doit également éduquer les Etats par le biais de guides de bonnes pratiques, de conférences, de rapports et d’études de cas.
Le programme entend notamment s’intéresser à l’impact du RFID dans les PME, qui constitue selon certains consultants, une cible de choix pour les technologies d’identification à base de radio-fréquences.

Source : http://www.lemagit.fr/