D’ici un mois et demi, certains abris-bus de Paris se verront étiqueter de codes-barres 2D de type Flashcode, développé par la société MobileTag. L’objectif: diffuser sur le téléphone mobile des habitants et usagers de la RATP des renseignements sur les transports, mais également des informations culturelles sur le voisinage. Un pas en avant dans la démocratisation du sans-contact en milieu urbain.

Tout à sa stratégie de moderniser le mobilier urbain, la Ville de Paris lancera très prochainement un programme expérimental dont le but est d’équiper les abris-bus de la capitale de Flashcodes, ces codes barres 2D qui, une fois scannés par un téléphone portable, fournissent une information ou redirige vers un site Internet ou un service en ligne.
Très logiquement, c’est la société française MobileTag qui, en tant que prestataire, fournira sa technologie de Flashcode à cette expérimentation, fruit d’un partenariat entre la Ville de Paris et JC Decaux, spécialiste du mobilier urbain.

Dans le détail, des Flashcodes seront positionnés sur les abris-bus et délivreront des données sur les bus de la RATP ainsi que des informations culturelles sur les rues voisines, leurs noms ainsi que sur le quartier. L’utilisateur scannera avec son téléphone portable l’étiquette et recevra sur son appareil une série de données associées à sa situation géographique. « S’il se trouve près de la rue De La Fontaine, il pourra charger des informations sur la rue et l’auteur », raconte Christian-François Viala, directeur du marketing et de la communication de MobileTag.

Pour scanner un flashcode, il suffit d’utiliser l’appareil photo de son téléphone (en mode photo ou vidéo) ainsi qu’un logiciel qui fera office de lecteur et décodera à la volée les informations contenues dans le code barre 2D. Le principe du Flashcode est très populaire au Japon sous le nom QR (Quick Response) code. La France constitue le second marché mondial.

« Le déploiement devrait débuter d’ici un mois et demi, se félicite Christian-François Viala, et s’effectuera dans un certain nombre d’arrondissements, dont le Quartier numérique ». Ce programme, soutenu par le Conseil Régional d’Ile-de-France et le Conseil Général de Paris, vise à transformer le 2e arrondissement (dans un premier temps) de Paris en un quartier tout numérique en l’habillant d’équipements extérieurs adaptés, comme le WiFI, le Wimax, le Bluetooth, ou encore la fibre.
Pour Christian-François Viala, il s’agit d’une importante avancée dans la visibilité du Flashcode auprès du grand public, qui doit encore s’approprier la technologie au quotidien.  Un segment de marché encore très jeune, mais à fort potentiel, explique Christian-François Viala pour qui « fin 2008, 3 millions de téléphones étaient compatibles Flashcode en France. Les opérateurs espèrent atteindre 6 ou 7 millions fin 2009, avec 60% des téléphones équipés en natif ».

MobileTag représente le pionnier du Flashcode en France (et en Europe) en devenant la technologie adoptée par les trois opérateurs de téléphonie mobile français, Orange, SFR et Bouygues. Un accord a été signé en 2008, commente Christian-François Viala. « Nous avons écrit les spécifications techniques qui sont reprises par les trois opérateurs. [...] Aujourd’hui, nous fournissons à la fois les lecteurs et les plates-formes de redirection à Orange, SFR et Bouygues ».
Autant dire qu’il s’agit du standard de facto en France. MobileTag a noué un accord identique en Pologne avec les quatre opérateurs locaux, Era, Play, Orange et Plus GSM. Flashcode a été rebaptisé FotoKody.

Fort de ce succès, la société a réalisé en octobre 2008 une levée de fonds de 4 millions d’euros auprès d’Alven Capital et de ses investisseurs historiques XAnge Private Equity et IDF Capital.

Source : http://www.lemagit.fr/