Le monde du sans fil ouvre aujourd’hui les portes de “l’Internet des objets”. Derrière cette curieuse appellation, une volonté des constructeurs, mais aussi un projet bien défini qui consiste à rendre “communicant” (de façon électronique s’entend) chaque élément qui nous entoure.

On dénombre environ 6 000 à 8 000 objets distincts par foyer, et une poignée seulement est connectée. Ordinateurs, téléphones, imprimantes ou boîtier Internet sont les éléments de base de cette vaste toile en cours de tissage.

La période actuelle est plutôt transitoire. Nous assistons à la mutation des produits électroniques courants vers le tout connecté, que ce soit par câble ou sans fil.

Dans un avenir proche, deux technologies émergentes alliant sécurité et passivité pourraient bien s’imposer sur très courte distance : les NFC (Near Field Communication ou communication en champ proche) et les RFID (Radio Frequence IDentification) permettent des échanges passifs entre objets estampillés avec des micropuces dédiées et des lecteurs de ces normes.

Il suffit d’approcher le produit muni d’une puce près d’une borne ou d’un autre objet estampillé pour que ceux-ci se reconnaissent et interagissent ou déclenchent des actions spécifiques préprogrammées.

Le pass Navigo de la RATP est l’exemple phare d’une application RFID fonctionnant à grande échelle en France. Mais à l’autre bout de la planète, on utilise aussi de plus en plus ce moyen ultrasimple d’identification : c’est ainsi que 16 millions de tickets RFID ont été vendus et utilisés pour les Jeux olympiques de Pékin.

D’autres solutions sont à l’étude. Chez Ascend par exemple, qui voudrait proposer une sorte de patch équipé d’une puce RFID à apposer sur la main afin de nous prévenir par vibrations dans les aéroports en cas d’annonce importante. Il fournirait également des informations personnalisées à l’approche d’une borne d’affichage. L’homme-objet sera bientôt une réalité.

Source : www.lemonde.fr