Carte universelle ou multi applicative : les cartes ont de plus en plus de fonctionnalités…Selon l’étude “Cartes innovantes 2008/2009″ publiée par Publi-News et Alténor, la tendance la plus frappante est l’arrivée de la carte universelle – qui réunit différents moyens de paiement – ou multi-applicative. “Là, le processeur de la carte embarque des solutions de transaction mais aussi de fidélisation, d’applications sécurité, de services à la personne, etc.”, explique Philippe Torrès, directeur de l’innovation à L’Atelier. Et d’ajouter : “dans l’absolu, la seule limite à terme est celle de la capacité de stockage de la puce”. Parmi les exemples de solutions déjà existantes, Publi-News et Aliénor rappellent l’initiative de la Kookmin Bank, en Corée.

On note la création d’une carte ayant une capacité de stockage suffisante pour faire du moyen de paiement un véritable support multimédia. Autre exemple : celui de la Social Card russe. Elle stocke les droits des clients en matière de santé et leur permet d’obtenir des prix préférentiels sur les médicaments. Autant d’applications qui sont permises par l’émergence de la technologie EMV, un standard qui assure la sécurité des paiements, mais également du sans contact. Une technologie qui trouve d’ailleurs sa place dans les solutions dématérialisées comme le m-paiement. L’innovation dans les cartes peut-elle alors être perçue comme une manière de résister à la concurrence des moyens de paiement alternatifs ? Non, répond Philippe Torrès, qui rappelle que “la carte est aujourd’hui la mieux placées en tant que leader pour tester ces nouvelles technologies de transaction”.

Les diverses solutions sont pour le moment complémentaires. “Sur Internet, le moyen de paiement dominant est la carte. Et le m-paiement ne concerne quasiment que le micropaiement”, souligne le responsable de l’innovation. “Le gros danger pour la carte, c’est, en Europe, celui de ne pas s’accorder sur un moyen de paiement commun”. En effet, la carte fait partie de la stratégie des Vingt Sept de développement d’une Europe des paiements. L’un des buts étant de mettre en place une solution commune apte à détrôner les réseaux américains qui règnent actuellement, Visa et Mastercard. Le projet Monnet, initié par les banques allemandes et françaises, en est une manifestation.

Source : www.atelier.fr