Les opérations bancaires effectuées à partir d’un téléphone portable connaissent une vraie dynamique qui permettent aux fournisseurs de services de paiement mobile d’être les premiers à en profiter.Selon une étude réalisée par Juniper Research au début du mois, plus de deux milliards d’utilisateurs auront utilisé leur mobile pour acheter des biens digitaux (musique, jeux, télévision, m-tickets) à l’aide leur portable d’ici 2013. Autant dire que le succès prévu du paiement mobile ne se dément pas. Une nouvelle étude, du même cabinet et portant toujours sur le paiement mobile, affirme en effet la confirmation de cette tendance pour les cinq prochaines années. Ainsi les fournisseurs de services mobiles devraient voir leurs revenus atteindre les 5 milliards de dollars d’ici à 2013.  Une hausse des recettes due en partie aux commissions et charges indexées sur la valeur des échanges effectués. Ainsi, le montant des transferts est appelé à augmenter, aussi bien à l’échelle domestique qu’internationale : ils devraient être multipliés par dix entre 2009 et 2013.

L’étude rapporte que le marché va offrir des opportunités très intéressantes pour les acteurs du secteur des services de transfert et de paiement mobile. En effet, le secteur devrait décoller dès 2010, selon les estimations des analystes. Cette dynamique est surtout motivée par les services destinés aux utilisateurs non bancarisés et aux travailleurs mobiles : l’objectif des fournisseurs étant de fournir à ces consommateurs des solutions qui transformeront leur téléphone en portefeuille numérique. “Dans ce domaine, de nouveaux services et tests sont lancés chaque jour ou presque”, commente Howard Wilcox, auteur du rapport.

Les perspectives de croissance semblent excellentes, à la fois dans les pays développés et ceux émergents. Pour beaucoup de consommateurs il est encore difficile et onéreux de réaliser des transferts bancaires via les services classiques. Et ce, même si c’est pour virer de l’argent aux membres de leur entourage, famille ou amis. Le téléphone portable se positionne comme un outil alternatif très efficace et de plus en plus envisagé, à la fois par les utilisateurs et les fournisseurs de services financiers. Parmi les régions les plus concernées, on retrouve l’Europe, l’Afrique et le moyen Orient, et l’Asie. A elles trois, ces zones génèreront plus de 60 % des transactions financières mobiles.

Source : www.atelier.fr