Les technologies sans contact intéressent de plus en plus les banques et opérateurs téléphoniques. Les petites dépenses vont bientôt pouvoir se régler grâce à son téléphone NFC. Les retours des tests sont très encourageants avec 90% des consommateurs satisfaits et presque autant de commerçants.

Des cartes bancaires Flash, équipées d’une puce permettent déjà le paiement sans contact.
Payer sa baguette de pain et un peu d’épicerie avec son téléphone portable pourrait bientôt faire partie des habitudes. Un projet surnommé Pegasus, incluant six banques françaises, des opérateurs télécoms et des sociétés de nouvelles technologies, a lancé un test grandeur nature à la fin de l’année dernière. Le but: expérimenter le procédé de paiement sans contact entre le moyen de paiement et le terminal.

Un pilote a été créé à Caen et Strasbourg sur 1.000 clients et 200 commerçants. Gemalto, le partenaire technologique fabriquant les cartes SIM nécessaires aux opérations sans contact, annonce que les retours sont encourageants: 90 % des consommateurs sont satisfaits et presque autant de commerçants. Une autre expérimentation se déroule depuis avril à Besançon, à l’initiative du Groupe Banque Populaire, avec des téléphones mobiles et des cartes bancaires Flash, équipées d’une puce permettant le paiement sans contact.

Selon Bernard Gouraud, directeur des technologies du groupe, “les Français recherchent la facilité d’utilisation et la réponse à un besoin”, alors que les commerçants sont “davantage intéressés par la rapidité”. Bertrand Knopf, directeur marketing de la section sécurité des transactions chez Gemalto, souligne que le règlement scriptural anesthésie la dépense: “Avec une carte, les montants des achats sont en moyenne 30 % supérieurs par rapport à l’argent liquide, ce qui devrait faciliter l’acceptation du procédé par les commerçants.”

Les participants ont tous en tête l’échec du porte-monnaie électronique Moneo, mais le paiement sans contact fonctionne comme une carte classique, retirant l’argent directement du compte courant et non sur réserve de fonds rechargeable. La conformité aux standards Visa et Mastercard permettra en outre une compatibilité rapide avec les réseaux de ce type existant déjà à l’étranger, comme en Angleterre ou en Asie. Le retard de la France dans ce domaine devrait être rapidement rattrapé. Le Groupe Banque Populaire envisage déjà un lancement à grande échelle sur l’ensemble de ses cartes de paiement au second semestre 2009. Bernard Gouraud estime cependant que l’usage du portable “demandera un processus d’acculturation bien plus long pour les usagers”, rassurés par une carte conventionnelle.

Source : La Tribune.fr