De plus en plus d’objets du quotidien se mettent au sans contact ! L’exemple le plus concret est celui des cartes de transport (Pass Navigo). Mais aussi : Les clés de contact des voitures, les cartes Vélib’, les passeports électroniques, les badges d’accès aux immeubles… Les arbres de Paris en sont munis, renseignant les jardiniers sur les dates de plantation, les maladies et traumatismes subis, etc. Un constructeur automobile utilise ce système pour faire à tout moment l’inventaire des outils à bord de ses véhicules. La maternité de Montfermeil a été la première en France à mettre en place un système de bracelets électroniques pour nouveau-nés, en vue de prévenir les risques de rapt ou d’échange de bébés. Des puces sont aussi implantées dans le corps de certains animaux (vaches, chevaux…) pour valider leur pedigree. Elles peuvent aussi être utilisées sur des humains, comme celles injectées sous la peau des jeunes Espagnols pour payer à l’entrée de boîtes de nuit.De minuscules marqueurs électroniques (“Tags” ou “radio-étiquettes”), sont insérés dans une étiquette ou incorporés directement dans le produit.

Les puces RFID permettent de lire à distance les données émises par une antenne qui “dialogue” par ondes radio avec un lecteur émetteur-récepteur sur des distances pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres. L’objectif est d’identifier et de localiser des objets ou des personnes.Ces étiquettes intelligentes multi-usages permettent de remplir différents objectifs : assurer l’accès protégé à des sites confidentiels, permettre le stockage de données médicales, certifier que les produits surgelés ont bien suivi la chaîne du froid, suivre à la trace les colis postaux, etc. C’est aussi un outil infaillible pour repérer les fraudes.Les applications sont infinies et les informations qu’apportent ces puces iront probablement bien au-delà des objectifs initiaux. “On assiste à un emballement des techniques, prévient Danielle Kaminsky, chercheur en cybercriminalité.

Des puces de plus en plus miniaturisées avec des capacités décuplées et une folie d’applications à la clé. Toutes sont présentées avec un volet utile mais on peut glisser rapidement vers une sorte de contrôle généralisé de la vie des individus. Le plus grand risque à mon avis serait d’obliger un jour les citoyens à intégrer dans leur propre corps leur identité (passeport, carte d’identité…), leur dossier médical et, pourquoi pas, leurs diplômes. Les recruteurs n’auraient plus qu’à scanner les candidats…” Le sans contact n’a pas fini de nous étonner !

Source : Le Point.fr