Au Japon, la technologie NFC est déjà très utilisée alors qu’en Europe les services vont se développer cette année. Profitons donc de l’expérience japonaise avec l’agence Jap’Presse qui vient de publier un rapport sur les usages des mobiles sans contact au Japon et voyons les enseignements à en tirer.

Pour les transports, la carte Suica de Japan Rail East (son équivalent français est le Pass Navigo) et le porte monnaie électronique Edy de Sony sont les deux services de carte sans contact très utilisé au Japon.

Ces deux services ont donné l’idée à l’opérateur NTT Docomo d’intégrer une puce sans contact sur un mobile : Osaïfu Keitai (portefeuille mobile en japonais) a fait du mobile un moyen de paiement et un titre de transport depuis 2004. On peut l’utiliser dans les trains et métros de Tokyo, pour payer dans des supermarchés et même l’utiliser avec les deux principales compagnies aériennes japonaises.

On peut compter aujourd’hui au Japon plus de 45 millions d’utilisateurs avec le parc des mobiles FeliCa (le NFC est en Europe son équivalent), commercialisé par les trois opérateurs mobiles japonais.
En effet, les japonais sont des adeptes des cartes de fidélité : ils en ont en moyenne une douzaine, ce qui est l’une des raisons principale du succès d’Osaïfu Keitai.
Les principaux secteurs d’utilisation sont : transport, monnaie électronique, cartes de crédit, programmes de fidélité et sécurité.

Selon Jap’Presse, les avantages non négligeable de cette révolution technologique sont :

- Plus de souplesse et une intégration des nouveaux services

- Une meilleure visibilité sur l’état d’utilisation des services

- Pas de coût supplémentaire : le prix de la puce est absorbé par le prix du mobile

- L’écran du mobile peut afficher à tout moment des informations sur l’utilisation de la puce sans contact

- Les fournisseurs de services peuvent communiquer directement avec les consommateurs.

Jap Presse met en avant les trois grandes différences avec FeliCa: compatibilité avec plusieurs standards de carte à puce (Type A/B, FeliCa, et ISO 15693), interactivité de la puce (une puce NFC peut en lire une autre) et enfin la fonction d’échange de données entre dispositifs NFC.

Cependant il existe des différences culturelles et économiques incontestables entre le Japon et l’Europe au niveau des comportements des consommateurs. C’est pourquoi pour que le NFC soit un succès en Europe, il faudra axer la stratégie de déploiement sur des bénéfices consommateurs concrets : gains de temps, accès à de nouveaux services…